L'histoire
Un dernier jour de classe (juste avant les vacances de Pâques), un garçon de douze ans rapporte à ses parents, un carnet de notes absolument catastrophique. On imagine les réactions. L'affrontement est tel, que dans la nuit, le garçon en question s'évade par la fenêtre de sa chambre, au quatrième étage d'un immeuble périphérique. Mais, en touchant le sol, il se blesse. Il est alors recueilli par ROMANO, un Manouche de son âge, qui l'emmène jusqu'aux roulottes de son camp volant.
Là, notre héros vivra des vacances exceptionnelles qui, par le truchement de récits, légendes et vécu quotidien, lui permettront de ressentir le terrible sentiment de la différence, la pauvreté fière; de découvrir une culture, une Histoire parallèle et quasi occultée; de rire, chanter, pleurer, se souvenir, espérer.
C'est l'itinéraire mi-vrai, mi-rêvé d'un enfant comme tous les enfants: rêveur, mi-concret. Mais faut-il opposer ces deux aspects de la vie ?
Nous serions heureux, qu'après ce récit romanesque mais enraciné, l'attention de nos jeunes spectateurs ( et autres ), s'arrête un instant sur ces quelques dizaines de milliers de femmes, d'hommes, d'enfants, là, sous nos yeux, que nous ne voulons pas voir, que Hitler extermina sans pitié et sur qui nos imaginations sédentaires ont greffé toutes sortes de billevesées, tout à fait dépourvue de fondements.
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